Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), dans la région de Montréal, la Ligue Navale du Canada vient s’installer sur la rue Sherbrooke à Westmount, en faisant sa publicité pour les «Boy’s Naval Brigade», elle s’aperçoit que la réponse du public pour cette formation est très prolifique et c’est ainsi que les premiers Corps de Cadets y voient le jour.
Installé dans les locaux du NCSM Donnacona, le CCMRC Victory est fondé en 1942. Fort de son succès, les régions avoisinantes l’envient et commencent à s’informer sur cette nouvelle activité pour la jeunesse.
Au nord de Montréal, en banlieue, la jeunesse est forte et pleine d’attente, c’est alors qu’un groupe d’hommes d’affaires se réunissent et décident de fonder un CCMRC. Le premier comité civil de cette nouvelle succursalede la Ligue Navale du Canada était en fonction. Toujours durant ces années de guerre, la jeunesse prête l’oreille aux reportages des médias, la publicité sur la Marine royale canadienne, l’effort de guerre, l’apprentissage du métier de marin, l’aventure, etc.
En septembre 1944, le CCMRC situé sur la Rive-Nord de Montréal se cherche un nom, comme tout organisme parrainépar la Ligue Navale du Canada et le ministère de la Défense Nationale, il se doit de porter le nom d’un bateau de laMarine canadienne actif durant la guerre. À ce même moment à la BFC Esquimalt, la Marine canadienne inaugure un nouveau destroyer de la classe V, avec un armement moderne et prêt à se rendre dans le feu de l’action. Ces marins étaient jeunes et remplis d’espoir, ils formaient une grande équipe de 200 hommes, chacun d’entre eux arborait l’uniforme de la Marine avec fierté et courageusement partirent accomplir leurs devoirs.
Ces hommes représentaient la force et la fierté que le comité civil voyait pour le Corps. Ce dernier prit donc le nom deCCMRC SIOUX, suivi du chiffre 11, attribué par la Défense Nationale, car il fut le onzième à être fondé au Canada.
Le corps de cadets était né, mais il fallait trouver un officier commandant et une équipe dynamique. En 1950, le premiercommandant arriva avec son équipe d’officiers prêts à relever le défi dans la communauté de Chomedey. Le Lcdr ÉmilienParadis, CD, y vit un défi de taille, mais rencontra une jeunesse ambitieuse, c’est alors qu’on opta pour le blason du Destroyer 225 « NCSM Sioux » comme emblème du corps de cadets et de sa devise.